19 octobre 20266 ingrédients à éviter dans les déodorants

Quand vient le temps de magasiner un déodorant, il est parfois difficile de faire un choix éclairé. Sans aluminium, pour peau sensible, sans odeur, en gel ou en bâton : les options ne manquent pas! Les étiquettes se ressemblent, et les listes d’ingrédients sont souvent, disons, très complexes. L’éthylhexylglycérine, par exemple, vous connaissez?

Et ce n’est pas parce qu’un produit affiche un sceau écologique qu’il est forcément meilleur pour vous. Masquer l’odeur de transpiration, oui, mais avec quels ingrédients?

Pour vous aider à y voir plus clair, voici six ingrédients à éviter dans les déodorants, ou à tout le moins à connaître. Pour chacun, nous vous présentons ce que disent la science et les autorités sanitaires.

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Les composés et sels d’aluminium

Les composés d’aluminium sont les ingrédients actifs des antisudorifiques. Ils forment un bouchon temporaire dans le canal des glandes sudoripares, ce qui empêche la sueur d’atteindre la surface de la peau.1 Un déodorant sans aluminium, lui, ne bloque pas la transpiration : il absorbe l’humidité et neutralise les odeurs.

L’aluminium dans le déodorant est-il mauvais pour vous?

Allons-y franchement : à ce jour, rien ne prouve que l’aluminium des antisudorifiques cause le cancer du sein. La Société canadienne du cancer est claire là-dessus, tout comme l’Institut national du cancer des États-Unis.1,2

Du côté de la réglementation, le Comité scientifique européen pour la sécurité des consommateurs juge les composés d’aluminium sécuritaires dans les cosmétiques aux concentrations maximales établies. Il rappelle toutefois que l’exposition totale à l’aluminium, cosmétiques et aliments confondus, pourrait dépasser les seuils sécuritaires chez les personnes les plus exposées.3 Voilà pourquoi certaines personnes choisissent de s’en passer, par préférence ou par précaution.

Au passage, un mythe tenace mérite d’être corrigé : la transpiration ne sert pas à évacuer les toxines. Son rôle premier est de refroidir le corps, tandis que le foie et les reins font le gros du travail d’élimination.2

Ce qu’il faut retenir

✓Les sels d’aluminium agissent comme antisudorifiques en réduisant la quantité de sueur.
✓Aucun lien avec le cancer du sein n’a été démontré à ce jour.
✓Un déodorant sans aluminium n’empêche pas de transpirer : il neutralise les odeurs.
✓Choisir un déodorant sans aluminium relève de la préférence personnelle ou de la précaution.

Envie de faire le saut? Consultez notre blogue 7 astuces pour passer à un déodorant sans aluminium.

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Le talc

Ce minéral naturel est apprécié pour sa capacité à absorber l’humidité et à donner une texture soyeuse à certains déodorants. C’est aussi l’ingrédient vedette de la poudre pour bébé.

Alors, pourquoi en parle-t-on? Parce que le talc et l’amiante sont deux minéraux qui peuvent se trouver tout près l’un de l’autre dans le sol. Le talc extrait peut donc être contaminé par de l’amiante, un agent cancérogène reconnu lorsqu’il est inhalé. Le talc ne « contient » pas d’amiante par nature, mais le risque de contamination existe, d’où l’importance de bien choisir les sites d’extraction et de tester la matière première.4

Santé Canada a aussi évalué le talc lui-même. En 2021, le gouvernement du Canada a conclu que l’inhalation de certaines poudres libres à base de talc (poudre pour bébé, poudre pour le corps, poudre libre pour le visage) pourrait nuire aux poumons, et que l’utilisation de certains produits dans la région génitale féminine pourrait causer le cancer de l’ovaire. L’évaluation n’a toutefois relevé aucun risque pour la santé humaine pour de nombreux autres cosmétiques.5 Elle portait sur le talc de qualité cosmétique et pharmaceutique, et non sur d’éventuelles impuretés comme l’amiante.6

Dans un déodorant, le talc n’est pas une poudre libre à inhaler. Mais si vous préférez ne prendre aucune chance, rien de plus simple : au Canada, les ingrédients des cosmétiques doivent figurer sur l’étiquette,5 alors cherchez « talc » dans la liste.

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Les parabènes

La mention « sans parabène » est si fréquente sur les étiquettes de produits de soins corporels qu’il est plutôt facile de les éviter. Mais d’où vient cette méfiance?

Les parabènes sont des conservateurs : ils empêchent la formation de moisissures, de bactéries et de levures dans les produits. Une cause noble, à première vue. Le hic, c’est que des études en laboratoire montrent que certains parabènes peuvent imiter l’activité des œstrogènes dans les cellules. On en a aussi détecté dans des tumeurs du sein, mais rien ne prouve qu’ils causent le cancer.1

Du côté de la réglementation, le Comité scientifique européen pour la sécurité des consommateurs a jugé le méthylparabène et l’éthylparabène sécuritaires aux concentrations maximales autorisées. L’Union européenne limite le propylparabène et le butylparabène à une concentration cumulée maximale, et cinq autres parabènes y sont interdits dans les cosmétiques.7

Les parabènes ne sont donc pas « cancérogènes », comme on le lit parfois. Mais comme leur activité hormonale continue de faire l’objet de recherches, plusieurs personnes préfèrent, par précaution, les éviter.

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Le propylène glycol dans le déodorant

Le propylène glycol est un composé organique qu’on retrouve dans une foule de cosmétiques, de médicaments et même d’aliments.8 Dans un déodorant, il sert surtout de solvant et de « véhicule » pour les autres ingrédients.9

Considéré comme un irritant et un sensibilisant faible, il peut provoquer chez certaines personnes une irritation cutanée ou, plus rarement, une réaction allergique.8 L’American Contact Dermatitis Society l’a d’ailleurs désigné « allergène de l’année » en 2018.8

Si vous avez la peau sensible et que vos aisselles rougissent ou démangent avec un déodorant, jeter un œil à la liste d’ingrédients, propylène glycol compris, peut aider à repérer le coupable. Et si les symptômes persistent, parlez-en à un professionnel de la santé.

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Le triclosan

Cet agent antibactérien a été ajouté à des cosmétiques, des médicaments, des produits de santé naturels et des produits nettoyants.10

Voici l’état des lieux. Au Canada, l’évaluation du gouvernement conclut que le triclosan n’est pas nocif pour la santé humaine aux niveaux d’exposition considérés, mais qu’il l’est pour l’environnement. Son utilisation dans les cosmétiques est limitée à 0,3 %.10 Aux États-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) a statué en 2016 que le triclosan et 18 autres ingrédients ne pouvaient plus être vendus dans les savons et nettoyants antibactériens destinés aux consommateurs (règle en vigueur depuis septembre 2017), faute de données démontrant leur innocuité à long terme, dans un contexte de préoccupations liées aux effets hormonaux et à la résistance bactérienne.11 Cette règle ne visait pas les déodorants.

Un déodorant s’applique chaque jour, et l’impact environnemental du triclosan est reconnu : plusieurs personnes préfèrent donc l’éviter.

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Les phtalates

Répétez après nous : phtalates, phtalates, phtalates… Ce n’est pas le mot le plus agréable à dire, n’est-ce pas? Ça tombe bien, vous ne devriez pas avoir à le faire trop souvent.

Les phtalates forment toute une famille de composés chimiques utilisés dans une foule de produits, dont des cosmétiques. Selon Santé Canada, certains peuvent avoir des effets sur le développement et la reproduction, ainsi que sur le foie et les reins. Son évaluation conclut que le risque pour la santé humaine est faible, aux niveaux d’exposition actuels, pour 14 phtalates évalués. Le DEHP fait exception : une évaluation antérieure l’a jugé potentiellement nocif pour la santé humaine, et cette conclusion tient toujours. Il figure d’ailleurs sur la Liste critique des ingrédients de cosmétiques de Santé Canada, qui vise à empêcher la vente de cosmétiques contenant des substances nocives pour les utilisateurs.12

Santé Canada note aussi que 20 des 28 phtalates examinés présentent des effets préoccupants pour la santé ou l’environnement, et qu’un risque pourrait apparaître si l’exposition augmentait.12

Le sceau EWG Verified®

Aujourd’hui, toutes les marques semblent redoubler d’efforts pour être plus écolos et santé. Mais qui dit vrai? Pour vous aider à y voir clair, l’organisme indépendant sans but lucratif Environmental Working Group (EWG) a créé la base de données Skin Deep®. Elle compte plus de 155 000 produits de soins personnels, qui reçoivent une cote établie à partir de données de toxicité, de réglementation et d’études disponibles sur leurs ingrédients.13 C’est un bel outil pour comparer des déodorants et repérer les ingrédients qui vous préoccupent.

Le sceau EWG Verified®, lui, identifie les produits qui respectent les normes scientifiques de l’EWG en matière de transparence et de santé.13 Précisons que ces critères sont ceux de l’EWG, et non ceux de la réglementation canadienne. Chez ATTITUDE®, nous nous y référons : nos déodorants sont conçus sans ingrédients préoccupants selon les normes de l’EWG.

Des déodorants sans aluminium, sans alcool et sans conservateurs synthétiques

Nos déodorants véganes sont formulés sans aluminium, sans alcool et sans conservateurs synthétiques, et plusieurs sont offerts en format sans plastique. Deux options selon votre peau :

Super leaves® et Super leaves® homme

Avec du bicarbonate de soude pour neutraliser les odeurs et de l’amidon de maïs pour absorber l’humidité.

Sensitive natural

Sans bicarbonate de soude, mais avec de l’hydroxyde de magnésium pour contrôler les odeurs et de l’extrait d’avoine pour apaiser la peau.

Références

[1] National Cancer Institute. Antiperspirants/deodorants and breast cancer [Internet]. Bethesda (MD) : National Cancer Institute; 2016 août 9 [cité 2026 oct 14]. Disponible à : https://www.cancer.gov/about-cancer/causes-prevention/risk/myths/antiperspirants-fact-sheet

[2] Société canadienne du cancer. Les antisudorifiques causent-ils le cancer du sein? [Internet]. Toronto : Société canadienne du cancer; [date inconnue] [cité 2026 oct 14]. Disponible à : https://cancer.ca/fr/cancer-information/reduce-your-risk/myths-and-controversies/do-antiperspirants-cause-breast-cancer

[3] Scientific Committee on Consumer Safety. Opinion on the safety of aluminium in cosmetic products: submission IV (SCCS/1662/23) [Internet]. Brussels : European Commission; 2024 avr 4 [cité 2026 oct 14]. Disponible à : https://health.ec.europa.eu/publications/safety-aluminium-cosmetic-products-submission-iv_en

[4] US Food and Drug Administration. Talc [Internet]. Silver Spring (MD) : US Food and Drug Administration; 2026 jan 16 [cité 2026 oct 14]. Disponible à : https://www.fda.gov/cosmetics/cosmetic-ingredients/talc

[5] Health Canada. Government of Canada assessment concludes that talc may be harmful to human health [Internet]. Ottawa : Health Canada; 2021 avr 22 [cité 2026 oct 14]. Disponible à : https://www.canada.ca/en/health-canada/news/2021/04/government-of-canada-assessment-concludes-that-talc-may-be-harmful-to-human-health.html

[6] Environment and Climate Change Canada, Health Canada. Screening assessment talc (Mg3H2(SiO3)4) [Internet]. Ottawa : Government of Canada; 2021 avr 22 [cité 2026 oct 14]. Disponible à : https://www.canada.ca/en/environment-climate-change/services/evaluating-existing-substances/screening-assessment-talc.html

[7] European Commission. Commission Regulation (EU) No 1004/2014 of 18 September 2014 amending Annex V to Regulation (EC) No 1223/2009 of the European Parliament and of the Council on cosmetic products [Internet]. Brussels : Official Journal of the European Union; 2014 sep 26 [cité 2026 oct 14]. L 282. Disponible à : https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2014/1004/oj

[8] McGowan MA, Scheman A, Jacob SE. Propylene glycol in contact dermatitis: a systematic review. Dermatitis. 2018;29(1):6-12. doi:10.1097/DER.0000000000000307

[9] Warshaw EM, Botto NC, Maibach HI, Fowler JF Jr, Rietschel RL, Zug KA, Belsito DV, Taylor JS, DeLeo VA, Pratt MD, Sasseville D, Storrs FJ, Marks JG Jr, Mathias CG. Positive patch-test reactions to propylene glycol: a retrospective cross-sectional analysis from the North American Contact Dermatitis Group, 1996 to 2006. Dermatitis. 2009;20(1):14-20.

[10] Health Canada. Triclosan: information sheet [Internet]. Ottawa : Health Canada; [date inconnue] [cité 2026 oct 14]. Disponible à : https://www.canada.ca/en/health-canada/services/chemical-substances/fact-sheets/chemicals-glance/triclosan.html

[11] US Food and Drug Administration. Safety and effectiveness of consumer antiseptics; topical antimicrobial drug products for over-the-counter human use. Fed Regist [Internet]. 2016 sep 6 [cité 2026 oct 14];81(172):61106-30. Disponible à : https://www.federalregister.gov/documents/2016/09/06/2016-21337/safety-and-effectiveness-of-consumer-antiseptics-topical-antimicrobial-drug-products-for

[12] Health Canada. Phthalate substance grouping: information sheet [Internet]. Ottawa : Health Canada; 2021 juin 18 [cité 2026 oct 14]. Disponible à : https://www.canada.ca/en/health-canada/services/chemical-substances/fact-sheets/chemicals-glance/phthalates.html

[13] Environmental Working Group. EWG’s Skin Deep® cosmetics database [Internet]. Washington (DC) : Environmental Working Group; 2026 [cité 2026 oct 14]. Disponible à : https://www.ewg.org/skindeep/

Écrit par Team ATTITUDE